
NautiPneu a contribué à une partie de la logistique de cette activité en fournissant aux plaisanciers des informations nautiques à partir de l'embouchure du St-Laurent à Sorel jusqu'à Repentigny, puis Montréal.
AquaServices a gracieusement accuilli les plaisanciers à Repentigny et acontribué à l'inspection, au démontage, et à la logistique pour le transport des bateaux par la route au retour vers Boston, USA.

Pierre Jean et Tom Grossman de Boston USA lancent le premier Raid New-York - Montréal.
Un voyage de 500 miles marins sur la route de Champlain. Départ du pont Verrazzano à New-York le dimanche 16 juillet et arrivée à Montréal le vendredi 21 juillet.
Lisez le communiqué de presse en français.
1er RAID NEW-YORK - MONTREAL
Par Pierre Jean et Tom Grossman
L'idée du raid :
L'idée d'un raid New York - Montréal par voie fluviale nous est venue après de nombreuses visites touristiques à Montréal et Québec, en particulier ayant assisté au départ de la course Québec - St. Malo, et suite à nos nombreuses expériences de navigation sur tout type de voiliers le long des côtes de la Nouvelle-Angleterre.
Vivant à Boston, nous avons toujours eu la notion du vaste « triangle géographique » dont les sommets sont New York, Montréal et Halifax et qui représente à très grosse approximation ce que les Américains appellent « New England » (pardon pour l'inclusion du Nova Scotia, New Brunswick et une partie du Québec dans cette approximation).
Ce triangle délimité du Nord-Est au Sud Ouest par l'Atlantique, d'Est en Ouest par le fleuve Saint-Laurent et du Nord au Sud par l'axe fluvial Hudson-Champlain-Richelieu est aussi riche en histoire car il fut le terrain de nombreuses luttes opposant Anglais et Français sur les colonies du nouveau monde. Il est difficile de comprendre l'origine des Etats-Unis et du Canada sans comprendre la valeur stratégique des voies navigables du Nord-Est du continent. Il est aussi fantastique d'imaginer que quelques centaines d'hommes placés dans deux forteresses, Québec et Fort Carillon (Ticonderoga) sur l'Hudson, pouvaient interdire l'accès à l'immensité du Canada à une puissance comme l'Angleterre.
Donc nous voilà partis pour une « expédition » New York - Montréal par la voie intérieure, la « route Champlain ».
Le choix des bateaux :
Le pneumatique est en évidence l'embarcation de choix pour cette remontée fluviale nord-sud de 500 milles. Rapide, léger et économe en carburant, il représente ce qu'il y a de plus près des embarcations de nos explorateurs du XVIIe siècle.
Pour les deux skippers, les bateaux devaient pouvoir faire 100 milles par jour avec une vitesse moyenne de 20 noeuds. Deux bateaux pour plus de sécurité, un des bateaux devant être entièrement démontable pour n'avoir recours qu'a un seul véhicule de traction et une seule remorque pour la logistique de retour à Boston.
Notre choix s'est porté sur un semi-rigide de marque ARC fait aux Etats-Unis, un bateau de 18 pieds avec un moteur Mariner de 90 chevaux, une étrave prononcée et des gros flotteurs pour passer dans le clapot. L'autre embarcation étant un Zodiac Mark2 Futura S de 13 pieds avec plancher en aluminium, un moteur Nissan/Tohatsu de 25 chevaux (« boosté » à 30 chevaux par l'élimination de la plaque de restriction du carburateur) et un poste de pilotage adapté. La légèreté du Zodiac permettait de le prendre en remorque avec le ARC si les conditions de vent en contre ou de clapot avaient été trop difficiles.
Date : 2006-07-16
Position : Lat 40° 43.3' N, Lon 74° 00.8' N
Distance : 0 MN
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Arrivée à la marina du port de Brooklyn.

Mise à l'eau à Brooklyn à la marina Venice avec une très bonne attention du gérant, Mr. Levi.

1er bateau, un ARC de 18 pieds à coque rigide.

2e bateau, un Zodiac Mark2 Futura S de 13 pieds à fond souple avec plancher alu.

1ére étape : NewYork - Newburgh distance 60 milles

Approche de New York par le sud, à droite, le pont Verrazzano qui marque l'entrée du port de New York.

Le ferry de Staten Island à New York.

Symbole de New York, la Statue de la Liberté, droit devant.
Le fleuve Hudson longe la partie Ouest de l'île de Manhattan.

Arrivés à Newburgh, après une étape très difficile avec fort vent en contre causé par une très forte chaleur, marée descendante et une eau chargée de débris apportés par les fortes pluies récentes. Pas un début de bon augure, on est bien en dessous de la moyenne de distance espérée.

On profite de l'arrêt pour faire quelques vérifications mécaniques...

2éme étape : Newburgh - Schuylerville, distance 118 milles
Lors de la deuxième étape, les conditions s'améliorent nettement, la rivière Hudson se rétrécit significativement, le flux de la marée est moindre, nous pouvons enfin augmenter notre vitesse de navigation. Une chaleur intense et une eau toujours très sale nous poussent à brûler les étapes pour rejoindre plus rapidement les eaux claires du lac Champlain.
Cette étape marque le début du canal Champlain un peu après la ville de Troy. Douze écluses au total sur ce canal qui a la particularité d'avoir un point intermédiaire, entre les écluses 7 et 9, dont l’élévation est supérieure aux extrémités du canal. La vitesse limite entre les écluses est assez élevée, 45 milles, ce qui permet une bonne avance.

Les berges imposantes de la vallée de l'Hudson.

Le phare de Kingston NY, avant la ville d’Albany.

Le Canal Champlain relie la ville de Troy au lac Champlain.

Le canal Champlain, plus large que le canal Chambly, permet des bonnes moyennes de vitesse.
Cette région des Catskills est d’une beauté sauvage, très peu peuplée, elle donne bien l'impression de ce que devait être la navigation d’antan.
La vitesse de croisière est plus évidente en vue arrière! Idéal pour les pneumatiques.

Entrée de l'écluse 5 du canal Champlain. Attention de ne pas faire d'erreur, le côté droit mène à une jolie chute d’eau de quatre mètres!

3éme étape : Schuylerville-Chipman Point, distance 53 milles
L'approche du lac Champlain se fait sentir, l'eau devient plus claire, l'air rafraîchit, un vrai plaisir de croisière, bien en contraste avec le départ de New York.

Fin d'étape au site pittoresque de Chipman Point par une très belle journée, à l'approche du lac Champlain sur le côté est du lac, dans l'état du Vermont. Un bureau de marina comme on en avait jamais vu et qui ne doit pas avoir bien changé en deux siècles.

Ce point du trajet, à peu près équidistant entre New York et Montréal et aussi le coin le plus éloigné des signes de la vie moderne entre ces deux villes. Le voyage «minimaliste» en pneumatique est en harmonie avec cette belle région.

4éme étape : Chipman Point Rouses Point, distance 88 milles
Nous quittons le canal Champlain pour entrer dans le lac par la porte Sud.

Whitehall, la fin du canal Champlain.
Finalement le lac Champlain! Les bateaux et skippeurs se donnent plaisir, les berges s'élargissent pour donner une belle sensation d'espace et de fraîcheur, l'eau est d'un beau bleu foncé et d'une grande clarté. Quelle sensation pour nous marins de mer de sentir les embruns d'eau douce!
Nous quittons le sud du lac Champlain, cap plein Nord avec tout l'espace de manoeuvre voulu.

23 nœuds de vitesse, pas de clapot, des conditions idéales pour la traversée du lac Champlain, le Futura S se sent bien sur ses deux flotteurs supplémentaires.

Le «gros» ARC fonce vers le Nord.

À mi-chemin sur le lac Champlain, nous faisons escale à la très belle marina dans la baie de Wilosboro, sur la rive ouest du lac, dans l'état de New York. Par une coïncidence inouïe, Tom rencontre dans les bureaux de la marina un homme avec qui il a fait la traversée de l’Atlantique, Warren Luhrs. Warren, bon ami du propriétaire de la marina, nous met dans les bonnes grâces du personnel. Bien nous en prit, car après déjeuner, le moteur du ARC ne démarre pas. Rapidement diagnostiquée comme un solénoïde du démarreur «cuit» par la chaleur, l'équipe technique nous remplace la pièce et nous reprenons chemin vers Rouses Point et la frontière Canadienne.

Calme plat dans la baie de Wilosboro.

Dernier arrêt aux États-Unis, la marina de Rouses Point, NewYork.

5ème étape : Rouses Point - Sorel, distance 70 milles
Nous quittons les États-Unis tot le matin en partant de Rouses Point par fort vent du Sud. Le vent s'est levé pendant la nuit et les fortes vagues nous obligent à mettre les cirés au complet pour sortir de la marina de Rouses Point, cap Nord-Est. Le Zodiac devient à moitié sous-marin, saute et plonge dans les vagues, mais tout le matériel est bien arrimé et les sacs étanches font leur travail. Les choses se calment un peu lorsqu'on vire pour prendre la rivière Richelieu vers le Nord, vent de dos.

Le poste des douanes Canadiennes, nous tournons en rond car le poste est fermé, que faire?

On s'aperçoit que le poste a une cabine téléphonique à l'extérieur.

Le quai du poste des douanes canadiennes nous abrite le temps de compléter nos formalités d'entrée au Canada par le téléphone. Nous sommes bien loin des imposantes mesures de sécurité à la frontière par la route!

Heureux d'être enfin au Canada et prêts à reprendre chemin vers Saint-Jean et le début du canal Chambly.

L'entrée du canal Chambly longeant la rivière Richelieu à Saint-Jean.

La station de service à St-Jean sur le canal offre essence et... feux d'artifices!

Les deux pneumatiques font le plein à St-Jean.

En attente à la première écluse à St-Jean (où la dernière suivant le sens du trajet).

Le Zodiac, deux réservoirs de 25 litres avec deux lignes d'alimentation sur le moteur et une réserve de 20 litres pour une autonomie de 100 milles. Sous la bâche à l'avant du bateau, une ancre solide avec chaîne et 50 mètres de cablot. Au milieu, affaires amarrées sous un filet fixé aux rails en alu. À l'arrière, poste de pilotage, avec accumulateur 12 volt à l'intérieur, GPS, deux VHF et feux de position. Un deuxième siège amovible (bleu) au dossier réglable permet de relaxer le dos après les grosses séances de saute-mouton dans le clapot. Derrière les sièges, une petite bâche couvre outils, hélice et pièces de rechange, huile moteur et glacière.

Dans la première écluse on est serrés. Pourvu que le capitaine du bateau derrière le Zodiac n'appuie pas sur le bouton de relâche de son ancre, directement au-dessus de mon moteur!

Le début du canal Chambly.

Vitesse minimum et de nombreux bateaux dans les deux sens font le trajet de 10 kilomètres.
Une affaire de cinq heures de navigation...

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Feux vert pour l'entrée dans une écluse. On éprouve du plaisir à être sollicité au VHF par le chef d'écluse comme «capitaine» (d'un navire de quatre mètres), tout comme les gros bateaux à côté. Les écluses du canal de Chambly ont toutes un aspect d'entretien et d'efficacité remarquables. Sans exception nous avons trouvé le personnel d'une gentillesse et d'une patience à toute épreuve. Par une chaleur accablante, nous avons vu le personnel du canal déployer des efforts physiques importants, sans cesse de marcher d'un bout à l'autre de l'écluse, de fermer les portes manuellement par l'intermédiaire de mécanismes anciens, de haranguer les capitaines distraits et de tout faire fonctionner avec le sourire aux lèvres. J'ai même vu un chef d'écluse donner à Tom permission d'aller chercher deux sandwiches en courant au bistrot du coin, tout en lui disant de «faire vite»!

Les portes et mécanismes anciens, le canal ayant été achevé en 1843.

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Passage d'une écluse à l'autre.

À l'approche de Chambly, les écluses se succèdent avec beaucoup de rapprochement, la dénivellation du terrain étant importante. La perspective offre une vraie sensation de «marches» géantes sur un escalier.

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Bacs à fleurs bien garnis et toujours une très bonne ambiance dans les écluses.

Une centaine de voitures et bicyclettes attendent patiemment notre passage.

Tom négocie une photo avec une charmante employée du canal.

Le résultat…Une bonne photo des deux pneumatiques dans la dernière écluse du canal de Chambly.

Belle ambiance calme dans les écluses.

Les portes imposantes de la dernière marche.

La dernière écluse et le bassin de Chambly.

Enfin! Sortie dans le bassin de Chambly.

L'église de Chambly. Il se fait tard dans l'après-midi, les bateaux accélèrent pour arriver à l'écluse de Saint-Ours avant la fermeture à 17:30. Nous devons faire 38 milles à vitesse maximum, heureusement sans limite de vitesse. Cette section de la rivière Richelieu est bordée de belles villas, de nombreuses marinas et de restaurants sympathiques. Malheureusement, pas le temps de s'arrêter.

Sur le bas de la Richelieu, premiers indices de l'approche du Saint Laurent.

Enfin! L'embouchure de la Richelieu, le pont de Sorel et le Saint-Laurent au loin. Nous arrêtons les bateaux sur le Saint-Laurent et dérivons silencieusement. Que d'émotions à l'arrivée sur ce fleuve majestueux! Combien d'heures de préparation et quel beau chemin parcouru!

Cap sur la marina de Sorel pour un repos bien mérité.

Quel chemin pour ce petit pneumatique de 13 pieds!

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Les deux embarcations enfin au repos dans la belle marina de Sorel.

6ème et dernière étape : Sorel Montréal, distance 42 milles

Prise de carburant à Sorel pour la dernière manche. Le temps et les conditions sont superbes.

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Presque la fin du raid : départ de Sorel, cap sur Montréal, dans la direction du cargo par calme plat.

Les vagues d'étrave impressionnantes des cargos qui remontent le St-Laurent. On a envie de «surfer» avec les pneumatiques, mais danger mortel et trop petite vitesse des cargos nous font vite oublier l'idée.
Sans trop s'approcher, le Zodiac disparaît dans les creux de ces vagues lorsqu'on dépasse les cargos.
La remontée du St-Laurent est un vrai plaisir, à vitesse maximale par calme plat et une belle matinée, l'approche de Montréal se fait dans des conditions idéales. À peine une heure et demie après notre départ de Sorel, les deux bateaux virent la bouée M124 de l'île Deslauriers pour remonter le chenal des plaisanciers vers Repentigny, suivant les précieuses indications de Stéphane Brousseau de NautiPneu.

Un peu avant-midi nous achevons cette belle aventure en arrivant à la marina de Repentigny.
Plus tard dans la journée, nous poussons vers Montréal pour la photo souvenir devant le vieux port.
1er Raid New York - Montréal officiellement acompli!
Tom en est fort fier...

Et Pierre aussi.

ÉPILOGUE
L'arrivée à Montréal a été possible et grandement simplifiée grâce aux précieuses indications de Stéphane Brousseau de NautiPneu et au soutien matériel et logistique de Gilles et Gérémy Bordeleau de AquaServices à Repentigny.
Le navire amiral du prochain raid New York - Montréal?
Le Zodiac Medline III de AquaServices...

Le parking d'AquaServices en pleine activité de démontage pour le retour.

L'équipe de AquaServices avec Roger Morency nous a été d'une aide précieuse.
Roger Morency et Pierre posent devant l'entrée de service du magasin avant le retour.

Tout reprend sa place dans le convoi de retour, le Zodiac calé dans son sac gris, entre le poste de pilotage et le siège du ARC, bien centré sur l'axe de la remorque. Ce miracle de la formule pliante du Zodiac n'aurait pas été possible sans l'utilisation de l'aspirateur de AquaServices pour dégonfler les boudins au maximum!

Compte-rendu du Raid
La formule combinée d'un semi-rigide et d'un pneumatique entièrement démontable a prouvé sa valeur en simplifiant énormément la logistique et en réduisant le coût du raid vu qu'un seul véhicule de remorquage a été nécessaire pour lancer et récupérer les bateaux.
Les pneumatiques ont parcouru presque 500 milles nautiques et le véhicule a roulé 1000 milles par la route.
À l'exception d'un petit problème électrique sur le Mariner du ARC et d'une fuite d'air de la quille centrale du Zodiac, le matériel a tourné à fond de six à huit heures par jour sans problèmes.
L'ARC, le plus grand pneumatique, a soutenu une vitesse de croisière de 25 à 28 noeuds, le Zodiac une vitesse maximale de 22 à 23 noeuds. Le différentiel de puissance et de vitesse entre les deux bateaux était sensible, mais n'a pas été un problème pour couvrir les étapes voulues. Le gain en logistique et consommation totale de carburant a plus que compensé le désavantage de la moindre puissance du Zodiac.
La consommation moyenne en carburant du ARC avec le Mariner 90 chevaux a été de l'ordre de 3,5 milles nautiques par gallon US (1,1 litres par mN) et celle du Zodiac avec le Nissan 25 chevaux a été de 9 milles nautiques par gallon (0,4 litre par mN). Ces mesures ne sont pas généralisables car elles sont faussées par la combinaison d'étapes au ralenti (dans les canaux ) et d'étapes à haut régime.
Le Zodiac aurait peut-être bénéficié d'un moteur plus puissant, un 40 chevaux, qui aurait tourné à 80% de son régime maximal, au lieu du 25 chevaux à 100% dans les étapes à haute vitesse.
Néanmoins, la cylindrée d'un moteur double pratiquement en passant de 25 chevaux à 40 chevaux, donc une augmentation sensible en consommation de carburant et poids total pour peu de gains en vitesse. Rechercher une vitesse supérieure à 22-23 noeuds sur ce trajet ne nous paraît pas tellement rentable, ni d'ailleurs réaliste sur une grande distance.
LES PNEUMATIQUES SONT VRAIMENT LA FORMULE IDEALE POUR CE GENRE DE RAID.
Nous vous invitons donc aux rendez-vous avec les prochaines expéditions avec NautiPneu!
Pour plus d'informations sur ce raid, contactez Pierre JEAN à : pierrejean1@verizon.net
Reportage : Pierre Jean et Tom Grossman
Photos : Pierre Jean et Tom Grossman

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