Départ le Dimanche 18 décembre 2005 vers les 11:00 pour un "road trip" de 5200 km aller-retour.
En chemin, une fois rendus en Virginie, il y a plein de petits motels qui offrent des chambres entre $25 et $50 la nuitée.
Nous avons surconsommé 551 litres d'essence pour descendre en Floride dû a un problème que je n'ai pu régler qu'en Géorgie. Un module de contrôle du vacuum (DPOF) sur le moteur de l'Explorer. Pour le retour la consommation a été calculée à 395 litres! Le prix de l'essence était d'environ $2,30 le gallon US donc, $0,60 le litre + 20% de taux de change = $0,72 le litre en dollars Canadien.
Le total des péages routier a été de $101 US total aller-retour.
Photo du Ford Explorer '94 avec le pneumatique sans les boudins en Virginie.

Pour de ce qui est de la consommation du bateau. Nous avons fait environ 232 miles marins soit 417 km, pour environ 189 litres si mes calculs sont bon. La plupart des journées les vagues étaient présentes et je n'ai pas ménagé trop sur les gaz. Même que je me suis fait demandé à quelques reprises ce que je faisais si loin de la côte, ou comment le pneumatique faisait pour rester collé sur l'eau a une telle vitesse de croisière. ;-)
Distance maximum parcourue de la côte vers le large : 16 kilomètres.
Distance parcourue maximum 35,4 mn = 63 km de Long Key à Big Pine Key sans ravitaillement.
Notre premier arrêt touristique fut le Blue Springs State Park où nous avons vu des vaches de mer ainsi qu'une très belle et immense source d'eau naturelle. Nous voulions y faire de l'apnée mais vu qu'il y avait au delà de 100 vaches dans les environs de la source et que de s'y baigner a moins de 50 pieds d'une de ces bestiole est strictement interdit (la police y fait un tour régulièrement et ils ne sont pas très agréables a discuter) nous nous sommes contenté des plateformes d'observation. Le Blue Springs State Park est situé à Orange city, environ 50 km au nord-nord est d'Orlando. Quoique beau et paisible la température la nuit est descendue a +5°C ce qui nous a rendu la vie inconfortable mais pas impossible. Un bon feu de camp, une popote chaude et quelques bières agrémentent bien la vie. Seul point négatif à l'horizon : les douches tiède-froide et les raton-laveurs très entrepreneurs et imaginatifs. Nous avons aussi visité Walt Disney's Magic Kingdom pour une journée. Bondé de monde comme pas possible mais toujours intéressant à revisiter question de nostalgie.
Le SS Disney, gros bateau, mais assez vieux, polluant et plein d'animaux sauvages...

Notre premier arrêt dans les Keys fut Fiesta Key, un terrain de camping familial KOA situé sur une petite île juste au Nord de Long Key. Malheureusement ce terrain de camping en était à sa dernière année d'opération car il sera prochainement transformé en multiple tours de condo de luxe a pas moins d'un demi million de dollar US l'unité. Comme c'est beau avoir de l'argent.
Notre première escapade en pneumatique fut très mémorable. Juste sortis de la marina une petite vaguelette attire notre attention, je m'y dirige pour voir que c'est un beau requin nourrice d'environ 1,5 mètre juste sous la surface qui arpente les lieux paisiblement. Profondeur de l'eau : 5 pieds.
Le second camping était le « Big Pine Key Fishing Lodge », à environ 33 miles au Nord de Key West.
Côté navigation, je me suis payé un cadeau de Noel, un GPS Garmin couleur « GPSMAP 198C » avec profondimètre intégré. Quel choix judicieux! Sans ce petit joyau je n'aurais jamais pu apprécier les Keys à leur juste valeur. (Le 198C inclu toutes les cartes marines des États-Unis incluant les Keys.) Car soyons clair la dessus, il y a plus de haut fond et de rochers que d'eau dans les Keys et les marées, quoique faibles, sont critiques dû aux nombreux hauts-fonds.
Je souhaitais explorer quelques îles à l'extérieur des États-Unis comme Bimini ou La Havane ou autre, mais après être sorti de la zone côtière et refait connaissance avec la houle de 5 à 6 pieds (+9 miles marin en haute mer), j'ai très vite compris que ce n'était pas pour moi ou du moins mon estomac. Nous nous sommes même fait réveiller une nuit par un avion de type Hercule de la garde côtière Américaine qui survolait en rase motte notre camping pour éclairer un bateau qui venait de débarquer plein de ressortissants Cubains (36) tout près sur la rive! Pas besoins de vous dire que le terrain de camping grouillait d'activité cette nuit là avec les « State Trooper » et la « Border Patrol ». Nous avons décidé de rester à la tente bie tranquilles, surtout qu'Emilie ne portait que son passeport Chinois et ne voulait surtout pas avoir de discussions avec l'Immigration Américaine...
Des Dauphins qui nous suivaient, ou était-ce nous qui les suivions?

Remarquez à tribord, récif à fleur d'eau. À babord le chemin US1.

Alligator Reef Light, environ 6,4km de la rive et 16 km du campement. Profondeur 8 à 30 pieds d'eau. Journée passablement calme. Nous avons aussi visité le Tennessee Reef Light ainsi que Looe Key quelques fois chaque pour y faire de l'apnée et y avons vus plusieurs poissons incluant de gros barracudas et des tortues.

Un petit chenal qui n'existait pas sur les cartes, et qui n'avait que 1 à 3 pieds d'eau, mais qui nous as évité plusieurs kilomètres de navigation.

Une fois dans le chenal, c'était super relaxe...

Le 7 Mile Bridge, ça fait long à voir et on s'en lasse après un moment.

Et oui, ont se croyait des découvreurs jusqu'à rencontrer un Zodiac avec une immatriculation du Bas du Fleuve qui nous ramène à la réalité. René Roy de Matane qui arpente ces eaux depuis au moins 10 ans l'hiver, copain de Jérôme Landry du Raid des Bootlegger. Le monde est petit, incroyable!

Et qui dit que pêcher sur un pneu n'est pas confortable?

Et ça mord avec un tout petit mené comme appat et mon profondimètre qui me guide aux bons coin.

Bon... ça veut trop mordre, une grosse tortue de mer qui tente à vouloir gouter mes petits poissons.
Pas question d’attraper ça, c’est assez pour l’après-midi de toute façon.

Un après-midi de pêche relaxe et un souper bien merité. Un "yellow snapper" de 10 pouces et deux "spanish mackarrel" de 12 pouces selon les experts.

Content Key du côté du Golfe du Mexique, recommandation de René Roy. Petite séries d’ilots isolés.
Très beau et paisible...

Content Keys, un autre petit coin de paradis avec plages cachées derrière les mangroves et qui est devenu notre point de pique-nique secret...

Sombrero Beach dans la ville de Marathon.

À peu près le seul autre pneumatique que nous avons vu dans les parages. (Sombrero Beach)

De bons copains de la région du Lac des Deux-Montagnes que nous avons connus a Big Pine Key.
Gilbert et Sylvie ainsi que ma mère en jaune à droite et plus bas avec le fou rire Emilie et moi.

Nous revoici encore, cette fois au No-Name Pub reconnu mondialement pour les dollars collés ou attachés aux murs de l’établissement. Le fait que cette endroit soit connu ainsi aurait du me mettre la puce à l’oreille en ce qui concerne la qualité de la bouffe, disons simplement que ce fut infecte et le service exécrable. Bonne soirée quand même à jouer dans l’assiette.

L’emplacement de notre camping au Big Pine Key, seule chose que nous ne voyons pas : les brulots (no-see-ums) par milliers qui attaquent nos mollets et autres parties découvertes. Ils étaient vraiment voraces.

Le site du Big Pine Fishing Lodge faisait aussi parti d’une réserve pour ces petits chevreuils nains appelés localement « Key Deer » et qui sont en danger d’extinction à cause de la perte de leurs habitats par l’avancement constant de la civilisation sur leur territoire. Pas chanceux les petits.

Et voilà, c’est le temps du départ déjà, sniff, sniff... un dernier petit rond dans l'eau...

Et remise du bateau sur la remorque. Voyez Gilligan à droite qui cherche les amarres!...

Le pneumatique en démontage et dégonflage pour la route. Un exercice qui prend environ 1,5 à 2 heures maximum à deux personnes quand les brulots n’attaquent pas...

Sur le chemin du retour, juste en sortant des Keys un super embouteillage à l’américaine, pour finalement un simple petit accident, style face à face... Perdu 3 heures à attendre.

Deux hélicos se sont présentés pour héliporter les blessés, ils l’ont l’affaire les Américains...

Dernier pique-nique en Géorgie.

Et nous voilà de retour au Québec sous la neige et c'est aussi la fin de notre petit recit.

Reportage : Daniel Bouchard
Photos Daniel Bouchard et Emilie