par Érick Beaulieu, Nouveau Brunswick.

À la sortie de l’entreposage...
Avec l'automne, est venu l'achat d'un pneumatique plus performant que le précédent. Naturellement, les longs mois de l'hiver ont été bien utiles pour rêvasser aux nouvelles possibilités de la prochaine saison. Durant ce temps, l'ébauche des « radouts » s'est effectuée de façon laborieuse mais également avec beaucoup de satisfaction.
Le premier des points que je devais considérer était de savoir dans quel type d'environnement j'étais pour naviguer principalement. Et bien, en tant que plongeur jusque dans l'âme, il ne m'était pas difficile de me tourner vers les eaux salées. Maintenant qui dis « eau salée » dis « conditions difficiles ». Ce qui m'amena a prendre un peu plus au sérieux la question de naviguer sécuritairement.

Version d’origine...
Le règlement de la navigation de plaisance demande d'avoir au minimum une écope ou une pompe à main... Allons donc! Pourquoi ne pas installer une pompe de cale!
PROJET #1 : CHANGER la POMPE existante de 360 gpm pour une autre de 1150 gpm avec interrupteur automatique. On ne sais jamais quel type d'avarie ont peut rencontrer.
PROJET #2 : DESIGN d'un ARCEAU.
Maintenant que nous pouvons rester a flot en cas de pépin, il serait bon de pouvoir demander de l'aide... et voilà un radio VHF qui s'ajoute à la liste. Une fois que votre « PAN, PAN, PAN » est lancé, être repéré rapidement est un point non négligeable. Donc avoir un réflecteur radar est à considérer (encore plus si l'on navigue dans des eaux ou il y a un trafic commercial dense). Item #2 sur la liste. Mais que faire pour se faire voir des autres embarcations qui ne possèdent pas de radars à leur bord? Des feux de navigation s'imposent, après tout, il ne faudrait surtout pas se limiter aux ballades de jour! On retourne à la liste pour y insérer un troisième item. Tout en attendant l'arrivée de secours possible, être en mesure de localiser, voir réparer le « trouble » en question est tout à fait justifié. Donc pourquoi ne pas ajouter des lampes de travail (deck lamps) pour les situations de visibilités réduites. Allez Hop! Et voilà l'item #4 ajouté. Les conditions au large de nos côtes peuvent être assez sournoises. Un banc de brouillard peut se retrouver sur notre route à n'importe quel instant. Alors une corne de brume n'est pas à négliger. Item #5 sur la liste. Un mât pour afficher le pavillon de plongée et voilà que cette liste qui se termine enfin.
Il est bien beau de vouloir le maximum de sécurité mais il faut quand même être capable de positionner tous ces accessoires quelque part! La solution : un ARCEAU. Mais encore-là, ce n'est pas si simple. Il faut soit trouver un arceau de compagnie qui est compatible avec le tableau arrière du bateau, ou bien, faire son propre design et voir à la production de ce dernier. À cette étape-ci il y a plusieurs points à prendre en considération avant le début des travaux :
- Est-ce un professionnel ou bien un bricoleur qui effectuera les travaux?
- Vérifier la qualité du produit fini par le biais de travaux précédents (pas tout le monde qui peut s'improviser soudeur...)
- Est-ce que le soudeur est familier avec le matériel choisi (stainless steel, aluminium, acier)?
- S'assurer des détails techniques (drainage des tubes requis, passage des fils électriques intérieur ou extérieur? bonnes dimensions, plaques d'ancrages, diamètre et emplacements des trous à être perforés, est-ce le bon matériel qui est utilisé? Bien s'assurer de la qualité des matériaux utilisés.)
- Avoir un plan le plus détaillé possible et explications du produit final à l'aide de notes spécifiques et brouillons afin d'éviter des erreurs et pertes de temps (et d'$$$!!!)
- Étudier la possibilité d'effectuer soi-même toutes les étapes mentionnées ci-haut.
Point important, un suivi de près des travaux est loin d'être superflu. Au départ, je me suis dit que c'est mon projet et que je compte bien avoir le produit final tel qu'entendu au début avec la personne à qui les travaux ont été confiés.
PROJET #3 : L'installation de l'ARCEAU.

Vue générale.

Points d’ancrage.
PROJET #4 : L'ajout des ACCESSOIRES.
Une fois les accessoires en place sur l'arceau, il reste une bonne quantité de fils a brancher, mais où? Une plaque de 6 interrupteurs est maintenant nécessaire. Mais avec autant de circuits, un coupe circuit entre la batterie et les interrupteurs semble un ajout logique afin d'éviter un drainage accidentel de la batterie à charge profonde. Tant qu'a y être, pourquoi ne pas y ajouter un cadran indiquant le « trim » du moteur?

Après quelques modifications, par brise, main courante...

Vue arrière.
PROJET # 5 : AMÉLIORATION ÉLECTRIQUE de la console.
Au large des côtes, il est important d'être rapidement localisé, mais également tout aussi important de savoir quelle est notre position et quelles sont nos options de navigations. Et voilà, je débute une seconde liste. Premièrement, un article de base à posséder : une boussole. En second lieu, avec la technologie d'aujourd'hui il faut bien avoir un GPS portatif... GPS76 marin de Garmin m'a fortement été recommandé et c'est d'ailleurs effectivement un bon choix! Troisième en liste, un profondimètre « offshore » (fishfinder). Ce dernier accessoire est bien utile principalement afin de connaître la profondeur sous la coque mais également il nous donne beaucoup d'autre infos tel que la vitesse de l'embarcation, le voltage de la batterie, la température de l'eau à la surface, la profondeur de la thermocline, la composition du fond et naturellement différentes alarmes. Cinquièmement, afin de protéger les instruments électroniques, un pare-brise de conception artisanale en « Lexan » est maintenant de mise. Dernier point, un garde-main à l'avant de la console aidera a protéger le pare-brise lors du transport contre le frottement de la toile de protection lors du transport sur la remorque. Ha oui! Ajouts de dernière minute, un extincteur BC, juste histoire d'être encore mieux protégé.
PROJET # 6 : AMÉLIORATION de la CONSOLE et des AIDES à la NAVIGATION.
Finalement avant la mise à l'eau, une vérification des amarres, de l'ancre, des accessoires de sécurité et autres me coûte cher en temps. À ce moment-ci, après toutes les heures et mes économies investies, je commence à frétiller! Après plus de deux mois après sa sortie de l'entreposage, mon pneu est maintenant prêt pour l'aventure.
La morale de mon histoire : « Il est bien de rêver, pas toujours aussi simple de réaliser mais avec acharnement, temps (et malheureusement $$$) il est possible d'arriver à nos fins »
Erick Beaulieu, NB.
Merçi a Kim Carruthers de Martimes Hydrolics à Moncton pour ses efforts sur la table à dessins et la réalisation de la partie stainless steel.
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